A la rencontre de Peter Morris, notre exposant aux Ateliers d’artistes 2018

L’Eglise protestante-unie de Paris Belleville participe aux Ateliers d’artistes de Belleville vendredi 25 mai au lundi 28 mai de 14 heures à 20 heures.

Le temple devient espace d’exposition des tableaux de Peter Morris qui présentera une dizaine de paysages au pastel. Le thème commun à tous les Ateliers d’artistes du quartier est Terres inconnues cette année.

Que dirais-tu pour te présenter en tant qu'artiste?

Je ne me souviens plus à quel âge j’ai commencé à dessiner mais je pense que c’était assez tôt : peut-être au même âge que deux de mes filles qui ont 5 et 4 ans.  On les encourage, comme mes parents m’ ont encouragé.

J’ai gagné le prix artistique le plus prestigieux  de ma région, ainsi que le prix du meilleur étudiant en Arts  quand je terminais mes études à la Perth Modern School en 1996.

Aussi, quand j’ habitais encore en Australie, j’ ai tenu seul une exposition  en 2011 à Nedlands. Par ailleurs, j’ ai  aussi organisé une vente aux enchères de mes tableaux en 2012 à Pepperming Grove. Les revenus étaient destinés à une cause caritative.

Le jardin des Tuileries, pastel sur papier, 42x 59 cm. Droits réservés Peter Morris

Pourquoi aimes-tu travailler le paysage au pastel?

Jusqu’ à mes 16 ans, je ne faisais que des portraits et dessins d’ athlètes et je ne m’ intéressais pas aux travaux en couleurs. Du coup, vers mes 17 ans,  j’ai commencé à travailler les paysages mais toujours sans couleurs.

Je dessinais majoritairement des paysages nocturnes à l’huile. J’étais comme fasciné par les représentations de gros nuages tempétueux qui penchaient au-dessus de l’ horizon.

A partir de 20 ans,  je continuais de travailler avec  l’huile pour dessiner des paysages imaginaires pour la plupart, que j’ essayais de rendre les plus réalistes possible. J’ imaginais une image dans ma tête et essayais de la réaliser. Pourtant c’ était difficile de vraiment terminer ce genre de tableaux, car les images que j’ imaginais ne cessaient d’ évoluer au fur et à mesure que je dessinais.

A vrai dire, j`avais à cette époque beaucoup d’ imagination et de passion créative mais pas assez de technique. A ce moment là, mes tableaux devinrent un peu plus lumineux aussi.

J ‘aimais dessiner la mer et le soleil levant, mais le plein soleil au milieu de la journée. Je sentais que la texture devenais très importante pour moi : pouvoir sentir et toucher ce que je dessinais.

J’ ai alors complètement perdu l’ intérêt de peindre des « personnes ». Les figures humaines étaient alors toujours accessoires, jamais le centre de mes tableaux. Même aujourd’hui,  je ne ferai plus de  portraits à moins que l’on me paye un bon tarif.

J’ ai évolué vers le pastel à l’ huile car je me suis rendu compte que je maîtrisais la technique de la peinture à l’huile pour rendre la plupart des effets que je voulais donner par une accumulation de couches. Mais le pastel à l’huile était beaucoup plus pratique en termes de logistique pour ne pas gâcher de la matière et salir la toile.

Comment choisis-tu tes sujets?

Pour la plupart, je prends des photos des différents endroits que je dessine par la suite. Il m’arrive toujours, de temps en temps, de m’imaginer des paysages à dessiner bien réels, ce ne sont pas des paysages fantastiques.

Mais à moins d’avoir des images intenses en tête, je ressens d’autant plus le besoin de faire des esquisses sur le papier. Je dessine des endroits où j’aime être ou alors ceux où j’aimerais retourner.

Keswick, Royaume-Uni, pastel sur papier, 77 x 108 cm, droits réservés Peter Morris

Comment Dieu t 'inspire-t'il ?

Mes dessins n’évoquent pas directement Dieu ou une théologie. Mais je suis créationniste et chrétien.
Je pense que Dieu a créé la nature comme elle est et son fonctionnement est maintenu par Lui. Je pense que la beauté a du sens et  la  faculté de saisir la beauté de la nature est un privilège de l’homme sur les animaux.

Le Saint Esprit nous parle à travers la beauté de la nature : ces endroits ont du sens pour moi, je pense que la nature est tout sauf un produit aléatoire d’ une évolution spontanée et hasardeuse.

Quel est ton meilleur souvenir de ta dernière participation aux Ateliers d'artistes ?

C’ est agréable de voir tous ses tableaux accrochés lors des Ateliers et que le public  y prenne plaisir aussi. Pour cette année, j’ espère être plus satisfait du fait que mes tableaux présentés montrent un travail plus accompli.

L’année dernière , en regardant certains de mes tableaux, je sentais que plus je me focalisais sur eux,  plus je leur trouvais des imperfections.

En général je ne suis pas du tout perfectionniste, mais je suis assez critique vis-à-vis de mon travail artistique.

Vécu à Belleville

(Re)découvrez les moments forts de notre communauté, racontés par nos membres …

Une soirée sous la neige, deux panneaux de 42cm x 60cm. Pastel sur toile. Droits réservés Peter Morris