L’Eglise Protestante Unie de France

Les Eglises historiques

Notre Eglise locale est membre de l’Eglise Protestante Unie de France (EPUdF).

Au sein du protestantisme français, elle représente le principal et le plus large mouvement regroupant les Eglises historiques. L’Eglise Protestante Unie de France est issue de la fusion entre l’Eglise Réformée de France et l’Eglise Luthérienne de France, qui a eu lieu en 2013.

Environ 300 000 personnes sont membres de l’une des 450 paroisses affiliées à l’EPUdF. Ces congrégations sont desservies par environ 400 pasteurs, dans l’un des quelques 960 temples répartis sur le territoire.

Une Eglise enracinée dans l’Histoire

L’Eglise Protestante Unie de France est directement issue du grand réveil que fut la Réforme du XVIe siècle et des communautés protestantes et réformées qui en sont nées.

Interpellés par le Saint-Esprit, des chrétiens de toute l’Europe redécouvrirent en lisant les Saintes-Ecritures la centralité de la personne du Christ, le Salut par la foi et le rôle d’autorité suprême des Ecritures pour la vie de l’Eglise.

En France l’un de ces chrétiens s’appelait Jean Calvin. Subjugué par la puissance de l’Evangile, ses idées de Réforme se propagèrent en France et dans le reste du monde.

Dès le milieu du XVIe siècle, inspirées par ces idées, les premières Eglises Réformées de France se rassemblèrent et formulèrent ensemble la Confession de la Rochelle.

Une Eglise de témoins et de martyrs

Dans les siècles suivants, les protestants de France furent soumis à diverses pressions de la part du pouvoir en place. En 1598 fut signé l’Edit de Nantes qui reconnaissait l’existence légale des protestants, tout en les soumettant à un statut largement inférieur.

Le pouvoir royal révoqua l’Edit de Nantes en 1685, sommant les communautés de se dissoudre et les pasteurs et leurs familles de quitter le territoire sous peine de mort. Ceux qui restèrent durent abandonner leur foi ou tout perdre. Les persécutions reprirent, avec leurs lots de conversions forcées tandis qu’un quart des neuf-cent-mille protestants français préférèrent prendre l’exil.

Une Eglise travaillée par l’Esprit

C’est durant cette période de persécution, alors que les pasteurs restants étaient mis à mort, que l’Esprit souffla de façon encore plus manifeste sur l’Eglise.

Privés de leurs bergers, accablés par les persécuteurs, le petit peuple protestant des Cévennes et du Dauphiné se réfugia dans sa foi en Dieu et reçut l’encouragement et la consolation de l’Esprit, se traduisant par des dons prophétiques et par la puissance des miracles et des prodiges.

Une Eglise devenue théologiquement diversifiée

A partir du début du XIXe siècle, les persécutions d’Etat cessèrent mais les Protestants français eurent à vivre leur foi dans un contexte marqué par le scepticisme critique et le rationalisme. L’Eglise fut façonnée par deux courants principaux qui coexistent jusqu’à aujourd’hui.

D’une part, le courant libéral, tributaire de la philosophie des Lumières qui relativise la notion de vérité immuable. Son influence s’est récemment fait sentir au Synode de Sète de 2015, où l’Eglise Protestante Unie de France a pris la décision d’ouvrir la bénédiction des couples mariés aux couples de même sexe.

De l’autre le courant confessant, qui continue de professer les vérités contenues dans les Écritures et parmi lequel l’Esprit suscita plusieurs réveils aux XIXe et XXe siècles.

Crédits photos : EPUdF, Wikipedia