J’ai été opérée d’une tumeur à la tête

J’ai été opérée d’une tumeur à la tête en mai 2000 ; le chirurgien a accompli un travail remarquable mais, médicalement, il y avait toutes les conditions pour que cela récidive. Je vivais donc avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête et, en famille, nous ne nous autorisions plus à faire de projets à long terme, puisque je souffrais de jour comme de nuit de céphalées, de déséquilibres et d’autres inconvénients. J’ai vécu ainsi pendant trois ans, mais mon Seigneur veillait sur moi et j’ai été sensibilisée au fait que Dieu guérit encore aujourd’hui. En juin 2003, mon pasteur m’a fait l’onction d’huile. Deux mois plus tard, une parole a été donnée à la fin d’un culte en Provence : « Ne crains pas ! Attends ! Je t’ai vue ! ».

En juillet 2004, nous sommes allés au Canada, mon mari et moi, pour prier avec d’autres chrétiens ; nous étions confiants. Durant ce séjour, alors que j’étais dans un moment de repos dans l’Esprit, le Seigneur m’a posé la question suivante : « Qu’est-ce qui est le plus important pour toi : ta guérison ou ma présence dans ta vie ? » Tout à coup mes yeux se sont ouverts ; l’objet de ma prière devenait plus important que mon Seigneur ! En rentrant, les nouveaux examens n’étaient pas rassurants et il a été décidé d’attendre de voir l’évolution sans nouveau traitement. C’était certes une grande déception, il y a eu des larmes ; portée par un groupe d’amis très fidèles dans la prière, j’ai compté sur mon Seigneur pour ne pas me laisser accabler par les imageries médicales et les événements et lui ai demandé chaque matin de me faire la grâce de pouvoir choisir la vie.

Début 2005, les événements se sont précipités. Dieu a donné des signes, des rêves à certains, et lors d’un rassemblement en mars 2005, dans le cadre de Paris Tout Est Possible, un orateur a eu soudainement une parole de connaissance : « Il y a ici, à ma droite, quelqu’un qui a une tumeur à la tête, qui attend depuis longtemps et que Dieu veut guérir ; la tumeur est en train de sécher ! » Mon Père céleste ne m’avait pas oubliée !

Et la médecine dans tout cela ? Le mois suivant, il a été pratiqué une I.R.M. (avec la même neurologue qui m’avait annoncé cinq ans plus tôt le diagnostique). Elle m’a reçue à l’issue de l’examen et m’a dit ceci : « Si je n’avais pas su que vous aviez été opérée et vu l’ampleur du désastre auparavant, je n’aurais rien décelé aujourd’hui à l’examen ; la trace est pratiquement invisible ! » Comment ne pas te louer Seigneur ?

Cependant la guérison est un cadeau qu’il faut accueillir avec beaucoup d’humilité. Je l’ai reçue de Dieu par pure grâce, je ne la possède pas et j’ai à la partager avec tous ceux que je rencontre. Elle est en fait, un signe par lequel Il se manifeste encore aujourd’hui.

Martine DUTERTRE
Enseignante d’arts plastique en lycée dans un lycée et Conseillère Presbytérale